lundi 29 juillet 2013

Sans

Y'a des jours, ça veut pas.
Y'a des jours, on a beau faire tout comme il faut, rien ne marche.
Y'a des jours, c'est la poisse.

Tout à l'heure, le vent fou a claqué la fenêtre de la cuisine. Bruit de verre brisé. Je me suis demandée ce que j'avais laissé sur la table pour que le vent puisse l'entraîner par terre... Rien en fait. C'est la vitre au mastic trop vieux, trop sec, qui s'est effrité. La vitre est tombée, brisée en heurtant le rebours de la fenêtre.

Depuis l'orage, les orages (devrais-je dire ?) d'hier, je n'ai plus de réseau sur mon portable. La foudre a dû tomber sur une antenne, la haut sur la montagne. Et comme on est au fin fond de nulle part, il va bien falloir une semaine pour réparer...

Un peu comme à la poste : deux semaines pour changer la serrure de la boîte aux lettres. Pas de double, nulle part, rupture de stock des serrures. "Vous comprenez, me dit la dame de la poste, les gens n'arrêtent pas de les perdre". Oui, nous, elle est d'origine cette clé... "Ce sera 5€... Vous comprenez, maintenant on est une société privée..."
J'aurais bien payé 10€, tellement j'étais contenté de retrouver une clé !

J'ai commandé des étagères, qui arrivent... Bientôt.
J'ai commandé un kayak, qui arrive... Bientôt.
J'ai commandé... Un sac en toile, VB... En soldes... On ne se refait pas... (Mais depuis que j'ai à nouveau la clé de la boîte aux lettres, je suis sereine... Ça va bien se passer).

dimanche 28 juillet 2013

De retour ?

"
Je n'écris plus.
Non pas que je n'aie plus rien à raconter. 
Manque de motivation plutôt. Manque d'émulation plutôt.
On écrit toujours pour que que quelqu'un lise. Un quelqu'un anonyme, ou pas. Ce quelqu'un, ça peut être soi.
On (n')écrit (pas) aussi pour que certains lisent. 
Montrer son soi à certains, l'occulter à d'autres. C'est le problème de ne plus être totalement anonyme.
"

J'étais venue effacer ce blog.
Et puis j'ai commencé a lire de vieux billets. Écrits d'ici meme. Vieilles Pierres, été 2009 ou 2010.
Souvenirs.
Bons souvenirs pour la plupart.
Ici même. Dans cette cuisine, celle qui a connu ma grand mère qui me préparait un bol de lait-banania (... et oui !), celle où je comatais les yeux dans le vague au dessus d'un bol de thé infâme avant de partir au lycée, celle où il y a trois ou quatre ans, j'écrivais mon bonheur dans la solitude, bol de thé, tartine, pain maison... Aujourd'hui, c'est un grand bol de café, le pain vient de la boulangerie, seule la confiture de rhubarbe amère est maison... Le portable c'est métamorphosé en tablette, on n'arrête pas le progrès. Internet est bien plus stable, merci chéri.

Encore un été aux Vieilles Pierres.
Loreleï, est toujours là. Là, et à plein d'autres endroits. Le bouche à oreille fonctionne bien dans la région. Elle bosse partout. Mais nous réservé toujours ses matinées.
Les enfants ont grandis. Je n'ai plus trop besoin d'etre derrière eux. Entre vélos, piscine, trampoline... J'ai du temps pour m'occuper de moi, de la maison, rêver, divaguer... Tout ce que j'aime.
Les amis, aussi. Toujours les mêmes, ceux de l'enfance. Les vrais. Ceux avec qui on ne peut pas tricher, ceux avec qui nul besoin de tricher.
Tout et pareil en fait. Tout est pareil, mais différent.
Et c'est bien ainsi.

Envie d'écrire ? Oui, toujours.
Assiduité ? Maybe...
J'aurais tellement de choses à raconter... Mais là, il est l'heure de passer ma commande de fruits et légumes ... (J'en recauserai)

À bientôt ?



lundi 12 décembre 2011

Xmas coming...

Il y a des jours ou j'aime bien les courses de Noël ...

dimanche 11 décembre 2011

Kate Moss, sors de là !

Craquage intempestif... Not dead yet...

samedi 21 mai 2011

Vacances

http://lloma.wordpress.com/2010/01/02/road-trip-melancolique/
J’ai toujours aimé les voyages improvisés. Ceux où l’on prend un billet sec, un bateau, ou une voiture et on file vers une destination quelconque. Quelconque, mais de rêve…


Depuis les enfants, on n’avait pas eu d’autre choix que de prévoir nos voyages jusque dans les moindres détails. Voyageant à l’antagonie du léger et improvisé. Couches, lait, lingettes et biberons stériles… Deux bébés, poussette, cosy, doudous…

Et puis les enfants finissent par grandir un peu et les choses deviennent plus simples.

Alors, on part. Une carte –un GPS en fait, un guide rouge, du temps devant soi… (et des DS avec la bonne cartouche Pokémon). On part et on roule. Midi, on cherche un resto, dans une petite ville, un village. Un routier, souvent excellent. Parfois un détour, car nous nous trouvons à proximité d’un restaurant fourcheté au guide rouge. Les enfants ont grandi, ils se tiennent à table, mangent de tout, et patientent silencieusement sur leur jeu. On roule et on visite, on découvre, on s’émerveille. On oublie le temps. Sentiment de liberté.

Turin, Milan, Gênes… Nice, Antibes, Cannes… Saint Raphaël, Ramatuelle, Saint Tropez… On va là où la route nous mène. Road trip et nouvelles perspectives de voyages… Bliss.

vendredi 15 avril 2011

Ski de printemps

Il fait moins froid, les jours sont plus longs, la neige commence à se transformer sur les pentes bien exposées permettant les ballades jusqu’au fond de la vallée. La rencontre fortuite d’une marmotte à peine éveillée, d’une hermine parfois…

Il faut partir moins tôt le matin, pour que la neige ne soit pas trop dure. On skie une grosse demie journée, puis quand la neige commence à devenir lourde, on s’arrête pour un pic nic au soleil sur une tache d’herbe, ou sur une terrasse bien ensoleillée. L’après midi, on fini sur une autre terrasse, en station, un chocolat, une gauffre, une partie de mille bornes…

Oui, en général, j’aime le ski de printemps. En général. Car cette année, la neige est tombée avec parcimonie sur ma station préférée (comme sur la plus part des autres d’ailleurs…).

À l’arrivée le choc : pas de neige. Pas de neige sur le Bois de l’Ours, rien à Comborcière, on voit la route qui mène au Pré Saint Esprit… Les paravalanches ne retiennent que les plans de myrtilles… Il fait 17° à deux mille mètres…

Bilan ? Les enfants ont skié (ovation aux moniteurs). Pour eux la qualité de la neige et a rareté ne les empêche pas de sauter les bosses, skier en marche arrière tailler les courbes, faire la course…

Mon c&t et moi avons mis les skis le mercredi (superbe journée) pour monter au sommet, aviser une terrasse ensoleillée, y boire un chocolat chaud… Puis glisser encore un peu jusqu’au restaurant d’altitude… Croiser les enfants, faire une dernière montée avec eux, et rentrer à l’appart, ultime terrasse ensoleillée…

J+1 : Même chose, sauf que nous déjeunons avec les enfants… Mais ne montons pas au sommet : il tombe une sorte de chose blanche et froide qui ne couvre rien, mais qui brouille la vue…

J+2 : Non, je rends les skis… Trop de monde sur les trente pistes ouvertes (sur plus de 110…), trop peu de neige, trop molle, pas de plaisir… je ne suis pas si affamée…

Dernier jour, les enfants ont eu leur médaille, ils en sont fiers, nous aussi. Il fait toujours aussi beau, et chaud, et nos amis moniteurs se demandent où est ce qu’ils vont bien pouvoir aller skier la semaine prochaine…

Nous, la semaine prochaine, on va sur la côte finalement…

Exit le ski jusqu’à l’an prochain… peut être même à une autre période…

mardi 5 avril 2011

Au sujet des vacances de Pacques...

La question du jour consiste à déterminer qui de la tondeuse ou des chaussures de ski il convient de mettre dans la voiture pour les vacances de la semaine prochaine.

Alors, j’en conviens, la question préalables est « mais où allez vous donc ? » Alors, oui, cher(s) lecteur (s) de mon cœur, nous allons à la montagne. Mais au vu de la quantité de neige, et de la météo des jours à venir (de plus en plus chaude), la question est en droit de se poser…

Entre aller râper de la semelle sur la caillasse et faire bronzette (sur cette même caillasse) j’hésite… Le problème avec le ski de printemps, c’est qu’il fait tellement beau, qu’on n’a plus envie de neige…

Allez, l’an prochain, on partira avec tous les fous, au mois de février… et je râlerais pour savoir si je dois aiguiser mes carres comme des rasoirs, ou affûter mes bâtons (à moins de prendre direct le bazooka, je connais quelqu’un qui avait une adresse à Brosnie…)

lundi 4 avril 2011

Dedans

Le truc c’est que rien n’est sorti. Tout est resté dedans. Les mots, les explications, les justifications, tout. Tout est resté dedans, car il n’y a rien à dire, rien à expliquer. L’inexplicable ne s’explique pas. Comment choisit-on ses amis, pourquoi eux ? Pourquoi pas un autre, une autre ? L’astrologue dirait qu’il en va de l’harmonie des ascendants, de celle des Lunes. Peut être, aussi.


Alors la situation se tend. Le regard est soupçonneux, les allusions douloureuses, l’ambiance de plomb. Et je ris nerveusement, comme une gamine qui aurait une bêtise à cacher. Sauf qu’il n’y a pas de bêtise, rien à cacher.

vendredi 25 mars 2011

Le gang des mamies ibériques

(et non je n’ai pas dit hystériques) (quoi que)

Dès seize heures vingt, il y en a une ou deux qui se place devant les marches de là où sortent trois classes de CP et autant de CE1. Dans les deux minutes qui suivent, bousculant les parents qui sont arrivés progressivement, trois autres prennent place. A peine s’excusent-elles de jouer des coudes pour atteindre leurs commères. Elle font haie autour de la sortie. Les autres parents sont relégués au deuxième rang, au moins.

Je reste sur le trottoir d’en face. Jusqu’à ce que la classe sorte. Ce n’est qu’alors que je traverse, tout en restant derrière les barrières. C’est alors que j’entends les bavardages du gang des mamies ibériques. Elles ne sont pas tendres. Celles qui s’en prennent pour leur grade, ce sont les belles filles… Il ne fait pas bon être la belle fille d’une mamie du gang. Jamais à la hauteur, toujours trop maquillée, et si au moins elle s’occupait aussi bien de son mari que de ses enfants…

Elles ont toutes la même coupe de cheveux, le même coiffeur surement, la même couleur, aussi, entre l’acajou et le miel.

Elle bavardent, elles bavardent, elles bavardent, et à peine se rendent-elles compte que leur petit fils est sorti et attend près d’elle que le bavassage se termine… Les autres enfants n’ont qu’à les contourner pour atteindre leur parent. Quant aux poussettes… Non, il fait pas bon d’avoir à passer entre le gang des mamies ibériques quand on a une poussette…

mercredi 16 mars 2011

De la relativité

Parfois je me demande qu’elle est ma place dans cet immense jeu de rôles. Où sont les choses importantes, que relativiser.

Aujourd’hui il fait beau. Comme un soleil sous chape. Le lave-vaisselle clapote, le c&t est parti bosser. Les enfants se sont déjà entretués. Nous avons hurlé pour finalement nous engueuler entre nous. Le grand a pleuré, le petit a nargué. Eux se sont réconciliés, nous, nous sommes restés fâchés.
Moi, comme une idiote, je me suis mise à taper, les yeux qui picotent, la vue qui s'embue.


Trop de choses ces derniers jours, ces dernières semaines. Trop de choses que j’insère, que j’enfouis au-dedans. Trop de choses que je n’arrive même plus à extérioriser.

Alors, ce matin, je pense à la dignité des japonais, j’admire, et je me relativise.

Un petit café pour la suite ?

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