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vendredi 15 avril 2011

Ski de printemps

Il fait moins froid, les jours sont plus longs, la neige commence à se transformer sur les pentes bien exposées permettant les ballades jusqu’au fond de la vallée. La rencontre fortuite d’une marmotte à peine éveillée, d’une hermine parfois…

Il faut partir moins tôt le matin, pour que la neige ne soit pas trop dure. On skie une grosse demie journée, puis quand la neige commence à devenir lourde, on s’arrête pour un pic nic au soleil sur une tache d’herbe, ou sur une terrasse bien ensoleillée. L’après midi, on fini sur une autre terrasse, en station, un chocolat, une gauffre, une partie de mille bornes…

Oui, en général, j’aime le ski de printemps. En général. Car cette année, la neige est tombée avec parcimonie sur ma station préférée (comme sur la plus part des autres d’ailleurs…).

À l’arrivée le choc : pas de neige. Pas de neige sur le Bois de l’Ours, rien à Comborcière, on voit la route qui mène au Pré Saint Esprit… Les paravalanches ne retiennent que les plans de myrtilles… Il fait 17° à deux mille mètres…

Bilan ? Les enfants ont skié (ovation aux moniteurs). Pour eux la qualité de la neige et a rareté ne les empêche pas de sauter les bosses, skier en marche arrière tailler les courbes, faire la course…

Mon c&t et moi avons mis les skis le mercredi (superbe journée) pour monter au sommet, aviser une terrasse ensoleillée, y boire un chocolat chaud… Puis glisser encore un peu jusqu’au restaurant d’altitude… Croiser les enfants, faire une dernière montée avec eux, et rentrer à l’appart, ultime terrasse ensoleillée…

J+1 : Même chose, sauf que nous déjeunons avec les enfants… Mais ne montons pas au sommet : il tombe une sorte de chose blanche et froide qui ne couvre rien, mais qui brouille la vue…

J+2 : Non, je rends les skis… Trop de monde sur les trente pistes ouvertes (sur plus de 110…), trop peu de neige, trop molle, pas de plaisir… je ne suis pas si affamée…

Dernier jour, les enfants ont eu leur médaille, ils en sont fiers, nous aussi. Il fait toujours aussi beau, et chaud, et nos amis moniteurs se demandent où est ce qu’ils vont bien pouvoir aller skier la semaine prochaine…

Nous, la semaine prochaine, on va sur la côte finalement…

Exit le ski jusqu’à l’an prochain… peut être même à une autre période…

mardi 23 mars 2010

Pourtant, que la montagne est belle…

Non, ceci n’est pas un hommage posthume… Quoi que… Même avec beaucoup de retard. Ou alors un hommage posthume, mais pas à celui qui a récemment, tout récemment fait l’actualité.

Que la montagne est belle… Il s’agit juste d’une constatation matinale de ce que je vois de ma fenêtre ce matin. Face à moi un mur. Un mur blanc parsemé de taches foncées. Sapins, mélèzes, rochers… Blanc neige, bleutée par les ombres.

J’aime ces montagnes. Je les connais par cœur. Pour un peu je pourrais être une fille du pays… J’ai monté et descendu ces montagnes des centaines de fois. J’ai tracé partout de mes skis, raboté les bosses, contourné les mélèzes, au printemps, j’ai aussi pic niqué sur les rochers, les taches d’herbe, près des buissons à myrtilles.

Je connais les coins à chamois au fond de la vallée, et sais repérer les trous de marmottes, elles laissent toujours des traces quand elles sortent de leur trou…Je sais quand la neige sera froide, et où elle risquera de couler sous le soleil de l’après midi. Je connais le nom des montagnes qui nous entourent, les chapelles baroques cachées, nichées au creux des montagnes, les retables sculptés, je connais les hameaux de bergers et l’histoire du pays…

D’ailleurs, au sujet de l’histoire, la montagne face à ma fenêtre est celle ou il y a trente ans, Robert Blanc est mort. Emporté par une avalanche. Robert Blanc ? Googelisez, vous ne trouverez rien, ou presque. Quelle injustice ! Robert Blanc, un berger de la vallée, de cette vallée de l’Arc, qui créa un rêve blanc. Celui d’une station intégrée au paysage qui devint avec les ans l’une des dix plus grandes stations de France. Robert Blanc était un visionnaire qui rencontra un financier (Godino) et ensembles créèrent le domaine des Arcs.

Googelisez, vous trouverez un refuge, un derby, rien d’autre. Quel dommage…

Face à moi, dans l’un des couloirs, une coulée l’a emporté, mais son rêve a prospéré. Les anciens ne l’ont pas oublié, un type exceptionnel. Je vous recommande un livre : « Rêves de Bergers » par Claudie Blanc. On devrait tous en prendre un peu de la graine pour penser à allez de l’avant, à croire en nos projets aussi démesurés puissent-ils sembler.

Un petit café pour la suite ?

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