«Alors ? Bientôt la rentrée ?»
Je voudrais savoir pourquoi il me demande toujours ça. C’est la troisième fois qu’il me pose la question en trois jours…
Non, il reste encore une semaine, toute une semaine. Une semaine de beau temps, de piscine, de transat, de baignades, de gouter d’enfants… Une semaine c’est ce que beaucoup prennent comme vacances, en tout et pour tout. Alors, pourquoi ne pas demander à ceux là si les vacances sont bientôt finies alors qu’elles viennent de commencer ?
J’ai accroché mon panneau « Ne pas déranger ». A ma porte, à mon cou, à mon dos. « Prière de ne pas déranger, je suis en vacances ». En vacances jusqu’au matin de la rentrée, neuf heures.
Cet après midi, courses at the city. Il faut des chaussures aux enfants, et peut être un blouson pour cet hiver… Qui a dit « courses de rentrée » ? Sortez, je vous prie !
mercredi 25 août 2010
mercredi 18 août 2010
Tilleul
- Madame Kabo, est ce que vous pouvez me dire si c’est ça qu’il faut mettre dans les sachets ?
- [« ça » c’est des feuilles de Tilleul, avec des boules fraichement cueillies du matin] Heu, oui, mais pas tout à fait… Là il est passé votre tilleul, il n’est plus en fleur.
- Ha bon ? il faut qu’il soit en fleur ?
- Bin, oui, ce sont les fleurs qui font l’infusion. En fait vous cueillez la même chose mais en juin, vous laissez sècher et vous gardez pour les infusions… ou les sachets !
- Ha… [elle a l’air un peu consternée par ce que je viens de lui dire…] Je vais pas pouvoir les faire pour la semaine prochaine alors…
- Ça me semble un peu compromis… le tilleul, il faut le ramasser en juin, puis le faire sécher… si non il pourri… Là ce sera plus pour l’année prochaine alors…
- [Elle a l’air un peu embêtée, le tilleul contrarie ses projets…] Si non Madame Kabo, vous pourriez me faire une petite avance sur le mois ?
- Oui, bien sûr Loreleï …
- Ce serait pour mon grossiste...
- Ou pour ce qui bon vous semble Loreleï !
Moralité sur la peau de l’ours, bla bla bla… Sans compter sur le fait que le plastique-fantastique à la peau dure... à moi,ns qu'il ne s'agisse du sachet made-in-china-by-kids-only
- [« ça » c’est des feuilles de Tilleul, avec des boules fraichement cueillies du matin] Heu, oui, mais pas tout à fait… Là il est passé votre tilleul, il n’est plus en fleur.
- Ha bon ? il faut qu’il soit en fleur ?
- Bin, oui, ce sont les fleurs qui font l’infusion. En fait vous cueillez la même chose mais en juin, vous laissez sècher et vous gardez pour les infusions… ou les sachets !
- Ha… [elle a l’air un peu consternée par ce que je viens de lui dire…] Je vais pas pouvoir les faire pour la semaine prochaine alors…
- Ça me semble un peu compromis… le tilleul, il faut le ramasser en juin, puis le faire sécher… si non il pourri… Là ce sera plus pour l’année prochaine alors…
- [Elle a l’air un peu embêtée, le tilleul contrarie ses projets…] Si non Madame Kabo, vous pourriez me faire une petite avance sur le mois ?
- Oui, bien sûr Loreleï …
- Ce serait pour mon grossiste...
- Ou pour ce qui bon vous semble Loreleï !
Moralité sur la peau de l’ours, bla bla bla… Sans compter sur le fait que le plastique-fantastique à la peau dure... à moi,ns qu'il ne s'agisse du sachet made-in-china-by-kids-only
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lundi 16 août 2010
Pour un sachet
- Tiens, madame Kabo, j’ai pensé à vous hier soir…
- Ha oui ?
- Vous savez l’autre là qui fait des bijoux, bin, son grand père il ramasse des champignons, et elle les vend séchés !
- [Ouh là… et elle les fume aussi les champignons ???] Ha ?
- Oui, alors j’ai repensé à vous pour la camomille…
- [oui, c’est certain, elle les fume, et les vapeurs de fumée…] La camomille ?
- Oui, pour les infusions…
- Ha le Tilleul !
- Oui, c’est ça ! Bin je vais en ramasser et en mettre dans les sachets en plastique pour les vendre !
- [adieu veaux, vaches, cochons… adieu sachets en toile de lin et ruban de dentelle… on vit à l’ère du plastique fantastique] Ah mais oui, c’est une bonne idée ! Vous pourriez même en faire quelque chose de joli… Vous savez coudre ?
- Oui oui !! [ça semble une évidence pour elle, un peu comme si je lui demandais si elle savait respirer !]
- Alors vous pouvez récupérer des chutes de tissus dans les magasins tissus, et en faire de jolis sachets… un petit nœud et une étiquette : « infusion de Tilleul de l’Emblablaz»… Voyez le genre ? Vous pourriez même rajouter "Bio" !
- Oui, je vois bien… mais je me demande s’il n’y a pas un grossiste pour les sachets en tissus… Et puis les sachets en plastique c’est mieux, les gens ils aiment voir ce qu’ils achètent…
- Bin du tilleul…
- Oui, mais des fois que ce ne soit pas ça qu’il y a dedans… Ils aiment vérifier !
- Ha… mais ça se sont les abrutis ! Tout le monde ne va pas faire ça…
- Oui, mais moi je pense d’abord aux abrutis !
- Ha ok… moi je disais pour le coté joli… Joindre le joli à l’utile…
- Madame Kabo, demain je vous apporte un sachet et on voit ce qu’on peut mettre dedans, le poids quoi !
- D’accord Loreleï, on voit ça demain.
- Ha oui ?
- Vous savez l’autre là qui fait des bijoux, bin, son grand père il ramasse des champignons, et elle les vend séchés !
- [Ouh là… et elle les fume aussi les champignons ???] Ha ?
- Oui, alors j’ai repensé à vous pour la camomille…
- [oui, c’est certain, elle les fume, et les vapeurs de fumée…] La camomille ?
- Oui, pour les infusions…
- Ha le Tilleul !
- Oui, c’est ça ! Bin je vais en ramasser et en mettre dans les sachets en plastique pour les vendre !
- [adieu veaux, vaches, cochons… adieu sachets en toile de lin et ruban de dentelle… on vit à l’ère du plastique fantastique] Ah mais oui, c’est une bonne idée ! Vous pourriez même en faire quelque chose de joli… Vous savez coudre ?
- Oui oui !! [ça semble une évidence pour elle, un peu comme si je lui demandais si elle savait respirer !]
- Alors vous pouvez récupérer des chutes de tissus dans les magasins tissus, et en faire de jolis sachets… un petit nœud et une étiquette : « infusion de Tilleul de l’Emblablaz»… Voyez le genre ? Vous pourriez même rajouter "Bio" !
- Oui, je vois bien… mais je me demande s’il n’y a pas un grossiste pour les sachets en tissus… Et puis les sachets en plastique c’est mieux, les gens ils aiment voir ce qu’ils achètent…
- Bin du tilleul…
- Oui, mais des fois que ce ne soit pas ça qu’il y a dedans… Ils aiment vérifier !
- Ha… mais ça se sont les abrutis ! Tout le monde ne va pas faire ça…
- Oui, mais moi je pense d’abord aux abrutis !
- Ha ok… moi je disais pour le coté joli… Joindre le joli à l’utile…
- Madame Kabo, demain je vous apporte un sachet et on voit ce qu’on peut mettre dedans, le poids quoi !
- D’accord Loreleï, on voit ça demain.
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vendredi 13 août 2010
Jour de marché
- Alors Madame Kabo, on vous a pas vu hier soir ?... - … [intérieurement je cherche où est ce qu’on aurait dû nous voir hier soir…]
- Je vous ai même téléphoné hier soir pour savoir si vous veniez…
- Oui, oui, j’ai vu que vous m’aviez appelée hier soir Loreleï, j’ai vu ça ce matin [j’essaye de gagner du temps, j’essaye toujours de me souvenir de ce que j’étais censée faire… Heureusement pour moi, elle embraye]
- Parce qu’il n’y avait pas grand monde hier soir au marché !
- [Bon sang, mais si, bien sûr ! Le marché !!!] Ha ? Quel dommage, je voulais y aller mais mon mari n’était pas chaud bouillant pour le bain de foule… Si j’avais su…
- Du coup, j’ai fait vingt euros ! Et je suis dég’ : il n’y a que les bijoux qui se vendent… Personne ne s’intéresse à mes cadres et mes tuiles…
- Ha bon ? vous faites des bijoux ?
- Oui, je les achète au grossiste et je les revends, c’est ce qui part le mieux !
- C’est dommage quand même pour le côté artisanal…
- Tout le monde fait ça, alors je me suis dit que moi aussi, y’a pas de raison ! On a droit à 30%...
- Trente pour cent ?
- Oui, de choses qu’on n’a pas fait nous-mêmes… Le reste c’est les cadres, les pots, les tuiles…
- Ha oui… Pourquoi vous ne vendez pas vos terrines dans les jolis bocaux ? Ou vos prunes à l’alcool ?
- Bin y’en a déjà qui font la nourriture, et les liqueurs je sais pas si on a le droit…
- Vous pourriez faire de jolis sachets, mettre du tilleul dedans, c’est bon le tilleul….
Mais elle ne m’écoute déjà plus… Tête de loup en main, elle est partie à l’assaut des toiles d’araignées tout à son savant calcul du pourcentage qu’elle pourrait donner à celui qui vend de la nourriture pour qu’il lui vende ses terrines… Pour ma part, je pense à de jolis sachets en tissus, fermés par un bout de dentelle, contenant juste ce qu’il faut de fleurs de tilleul pour une infusion du soir…
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mercredi 11 août 2010
Le Loir qui dort pas et celui qui dormait
Deux heures du mat’, ou presque : l’appel de la vessie me réveille. A moins que ce ne soit la constance des grattements du placard ? Je me lève, le chat dort au pied du lit, mon mari aussi (mais pas au pied du lit). D’une caresse (au chat) je lui murmure : « allez, va faire ton boulot : le loir gratte »…
De retour, les grattements continuent, le chat a disparu –dans la chambre à côté restée ouverte, bien plus calme que la mienne, sans loir, et mon C&T qui dormait comme un loir, ne dort plus. Épuisée d’avance, je me recouche, tire la couette sur ma tête et essaye vainement de dormir. Comment dormir à coté de celui qui ne dort pas ? Comment dormir alors que la bête tout à sa nidification gratte, pousse, déchire et tape encore ?
« L’est où le chat » me demande celui qui ne dort plus. Parti…
Alors il se lève, ouvre le placard, ne voit rien. « Tu veux bien allumer ? » J’allume ma lampe de chevet, mais la lueur ne porte pas au fond du placard. «As-tu une lampe torche, ou quelque chose dans le genre ? » Non… mais tu peux brancher la lampe là pour t’éclairer…
Au fond du placard, le Loir qui dormait a vu celui qui l’en empêchait, une toute petite chose… : « c’est toi qui fait tout ce bruit ? » Mais le Loir n’a pas peur du grand gaillard un peu endormi, il le regarde et attends qu’il referme la porte pour continuer son travail… Mais non, le grand gaillard prend une chaussure –du 46… et j’entends « Couic ! ».Le Loir a chouiné, la chaussure l’a raté, le grand gaillard grogne un « moui, Couic ! », récupère sa chaussure, sa chaussette aussi, referme la porte du placard, éteint la lumière et retourne se coucher. Dans le noir je souris. Le Loir ne reviendra pas de si tôt. Dans le noir, je souris encore, le C&T qui ne croyait pas en la sonorité nocturne du Loir a expérimenté par lui-même ce que peut être une nuit hachée.
Plus tard, bien plus tard, un poids se pose sur mes pieds. Le chat est revenu se coucher maintenant que le calme est rétabli…
jeudi 5 août 2010
Lettre et Loir et Natation
« Cher lecteur prodigue,
Blablabla … »
L’autre nuit, réveillée par les grattements du loir, j’avais en tête un billet sur l’orquestration magistrale de ma vengeance animalière. Trop embrumée pour ouvrir mon ordi et supporter sa lumière blanchâtre en pleine nuit, j’ai opté pour la répétition mentale de ma prose. Puis prise dans mes activités de la journée, je n’y ai plus pensé. Ce matin, potron-minet, même animal, même punition, plus éveillée, j’ouvre mon outils, et… Et rien. Je ne sais plus ce que je trouvais de si drôle dans ma lettre au lecteur, je ne sais plus ce que je voulais dire ou demander… alors rien.
Le loir est revenu –si toutes fois on peut considérer qu’il était parti un jour… Disons que le loir s’est réveillé. Affamé. Et depuis quelques nuits, il s’attaque à nouveau à la tapisserie du placard de ma chambre. (oui, dans ma chambre, un placard dissimulé dans le mur a –avait une tapisserie ancienne plutôt sombre. Je suis donc réveillée par les grattements, déplacements et déchirements de papier. Dans la résonance du placard, j’ai l’impression qu’il déménage je ne sais quoi.
Et c’est là que le chat intervient. L’autre nuit, réveillée et agacée, je file aux toilettes. Au retour, je vois mon rat-frôlant-les-murs –le chat, assis, tendu devant le placard. Intéressé, intrigué, le chasseur se serait-il éveillé ? Pour le coup, le bruit a cessé, le Loir a cessé ses activités. Le chat s’installe sur mon lit, transgression suprême, mais je ne le vire pas. Quand le bruit reprend, il se relève et se poste à nouveau devant le placard. Alors, le bruit cesse. Odeurs, instinct. Le Loir a flairé le prédateur potentiel, je vais pouvoir essayer de finir ma nuit.
Au matin, comme chaque matin, j’accompagne les enfants pour leur cours de natation. Le maître nageur me regarde goguenard : « Ca va ? vous avez l’air fatiguée… »
- Ha si vous saviez la teneur de mes nuits… j’ai un loir dans le mur de ma chambre…
- [sourire entendu] Votre mari est rentré ?
- [machinalement] Non, la semaine prochaine…
Plus tard, en faisant des longueurs, mon cerveau synapse enfin : à tous les coups il pense que je passe mes nuits les jambes en l’air… si ça se trouve, il pense même que j’ai un amant.
L’avantage de la réflexion sous-marine, c’est que personne ne me voit sourire. Ou pas.
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vendredi 30 juillet 2010
Mais où est le chat ?
Je crois qu’il a compris : la litière est faite pour ça, et mieux que la litière les bacs bien sablonneux de la cours intérieure. Je crois qu’il a compris, je dis « je crois » car depuis « l’incident du sac » Monsieur le Chat se cache. Je ne le vois même plus raser les murs. Il mange peu aussi, touche à peine son eau… Mais où est-il ?
- Madame Kabo ? …
- Oui Lorelei ?
[Elle brandit une nappe pliée à bout de bras en fronçant le nez, à contre jour, je ne vois pas trop de quoi il s’agit]
- Qu’est ce qu’on fait de « ça » ?
- Heu, c’est quoi « ça », Lorelei ?
- Bin c’est le chat !
[Elle me met la nappe sous le nez, je m'attends à y voir une peau de chat crevé... et j’y vois … une crotte de chat ! Le maudit !]
- Ha oui, en effet…
- Bon, on la fait tremper où on la jette ?
- Heu… haaa…. C’est une nappe de maman, c’est celle qu’elle met par-dessus la blanche…
- Bon, bin, je la laisse là, et vous demanderez à votre maman ce qu’on en fait !
- Oui, voilà, on va faire ça…
Saleté de chat ! Pire que les mecs, pire que les gosses ! On croit qu’ils ont compris, mais rien du tout ! Et conscient de son méfait le Chat se planque, tente de se faire oublier…
Un chien disiez vous… en fait je pense plutôt à un aller-simple en TGV retour à Banlieue-là…
ou une bonne adresse à Grozny.
- Madame Kabo ? …
- Oui Lorelei ?
[Elle brandit une nappe pliée à bout de bras en fronçant le nez, à contre jour, je ne vois pas trop de quoi il s’agit]
- Qu’est ce qu’on fait de « ça » ?
- Heu, c’est quoi « ça », Lorelei ?
- Bin c’est le chat !
[Elle me met la nappe sous le nez, je m'attends à y voir une peau de chat crevé... et j’y vois … une crotte de chat ! Le maudit !]
- Ha oui, en effet…
- Bon, on la fait tremper où on la jette ?
- Heu… haaa…. C’est une nappe de maman, c’est celle qu’elle met par-dessus la blanche…
- Bon, bin, je la laisse là, et vous demanderez à votre maman ce qu’on en fait !
- Oui, voilà, on va faire ça…
Saleté de chat ! Pire que les mecs, pire que les gosses ! On croit qu’ils ont compris, mais rien du tout ! Et conscient de son méfait le Chat se planque, tente de se faire oublier…
Un chien disiez vous… en fait je pense plutôt à un aller-simple en TGV retour à Banlieue-là…
ou une bonne adresse à Grozny.
mercredi 28 juillet 2010
Le chat est un être pervers et malfaisant
(Surtout le mien)
Cette année, le planning de vacances de nos voisins nous a obligés à amener le chat à Mes Vieilles Pierres. Oui, « obligés » car il faut bien savoir que notre chat est un cent pout cent pur citadin. Il adore les jardins de ville et le ronronnement monotone des moteurs à huit heures du matin, rien ne l’émeut d’avantage que les gaz d’échappement, son endroit de prédilection pour dormir : les bambous qui se tassent au fond de notre micro jardin.. Il défend son territoire de cinquante mètres carrés et vadrouille dans ceux des autres guère plus grand que le sien.
Notre chat est un pur citadin.
Mais entre le laisser entre les mains de notre femme de ménage parisienne qui a un peu tendance à l’oublier (la dernière fois qu’on est partis, elle l’a oublié dans le dressing : quatre jours sans boire et sans manger, des crottes partout, l’odeur tenace du pipi de chat… il aurait pu y laisser sa peau !) (connasse !!) (bref) et l’emmener prendre un bol d’air, j’ai préféré le bol d’air pour lui… Six cent mètres carrés de maison, vingt hectares de parc, c’est un beau territoire, que je me suis dit. Des vacances aux Vieilles Pierres, c’est quand même pas une punition…
Bin si ! pour lui c’est une punition ! « trop grand pour lui, m’a affirmé ma copine véto, il a besoin de marquer son territoire, il doit y avoir d’autres chats… au pire achète lui des phéromones pour qu’il se sente mieux… ». J’ai donc passé l’éponge sur les pipis oubliés sur les paillassons, et les papiers qui trainent dans le bureau de papa (surtout qu’il n’était pas là). Passé l’éponge et la serpillère en fait… Je l’ai juste pris par la peau du cou, à peine secoué et l’ai posé sèchement sur sa litière. Je l’ai même autorisé à utiliser comme litière les bacs de la cours intérieure… Mais non. Monsieur ne met pas le nez dehors. Il suffit de le poser devant la porte pour qu’il file se cacher à l’intérieur. J’ai dû lui interdire la salle d’armes où il squattait le dessous d’une bibliothèque et me crachait dessus quand j’essayais de l’en sortir sous la menace d’une raquette de tennis qui appartenait à papa en 1939 (ou à peu près !).
Depuis quelques jours, j’avais l’impression qu’il allait un peu mieux. Fini l’impression d’avoir un gros rat à la maison filant ventre à terre dans les couloirs au moindre bruit. Il venait nous voir, et redevenait sociable… Il venait même à l’étage la nuit faire un petit tour. Je laisse faire me suis-je dit, s’il pouvait effrayer quelques souris, voire même déloger le loir (oui, après avoir été chassé du mur de ma chambre l’été dernier et passé l’hiver dans une autre pièce, l’affreux animal est revenu à ses anciennes pénates).
Mais mon chat est pétochard. Au moindre bruit suspect il file se cacher sous un vieux fauteuil dans l’entrée. Au moindre grattement dans le mur, il se planque sous mon lit, n’en sort que pour manger… Jusqu’à la nuit dernière… Enhardi par l’absence de mon mari, le chat saute sur le lit et pose sans grande délicatesse ses sept kilos de muscle (ahum !) sur mes pieds. Puis escalade le lit jusqu’à se blottir contre ma tête. Alors, je le vire d’un coup sec. Pas de chat sur le lit… Mais sans fin il recommence… Bonjour les nuits !
Ce matin, après l’avoir viré pendant la moitié de la nuit, il s’est résolu à dormir sous le lit. En me levant, il s’est extrait, m’a regardé avec effroi et a filé à vive allure vers l’escalier, rasant les murs comme un rat apeuré.
Ce n’est qu’en mettant mes sabots, que j’ai constaté une tache sombre sur mon sac. Une tache sombre et humide. Humide et malodorante… Le putain de chat a pissé sur mon José Kaki –Dreyfuss pour les non-connaisseurs ! Putain de chat !
J’ai rincé mon sac, savonné la tache et à l’heure où j’écris, il sèche encore. Quand au chat, j’ai fait preuve d’une perversité au moins égale à la sienne : j’ai remplis sa gamelle de pâté pour chat odorante et adorée, et lui ai servi son repas… dans la cours intérieure ! il est venu au petit trot allègre, et dès qu’il a eu le nez dans sa gamelle, j’ai fermé la porte à double tour ! Il n’est pas prêt d’en sortir. S’il veut la guerre, il va l’avoir sa putain de guerre ! (copy right Sylvester Stallone dans chéplus quel film sur le Viet Nam)
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mardi 27 juillet 2010
Pouilleux
- Maman, j’ai la tête qui me gratte…
- c’est la chaleur mon chéri, et peut être le chlore de la piscine…
- Scroumch, scroumch…
- Viens voir par là, des fois que tu aies des poux…
Une fois, deux fois, trois fois, je regarde attentivement sa tête. Derrière, la nuque, vers les oreilles… Je ne vois rien, faut dire aussi que ses cheveux sont tellement blonds qu’il est difficile d’y voir quoi que ce soit…
Le soir, je fais un bon shampoing, du mien, celui qui laisse les cheveux tout doux… Et ce matin, le voilà qui se gratte encore. Arrête un peu lui dis-je… tu vas t’arracher la peau !
Mais maman, j’ai vu des poux dans le tête de mon frère, me dit le petit. Dubitative, je m’apprête à sortir l’explication numéro 24 alinéa B, comme quoi ce n’est pas gentil de dire ça à son frère… « Mais c’est vrai maman ! ce n’est pas un mensonge, il a des œufs de poux, je les ai vu ! » Alors, je me dis qu’il faut quand même que je regarde attentivement, plus attentivement que hier et le jour d’avant… Le petit a eu des poux, et un enfant qui se gratte c’est assez symptomatique… Je regarde donc, encore, sa nuque, et là je vois comme une minuscule pellicule translucide accrochée à un cheveu encore plus clair… Je connais la forme… s’il y a des lentes, il y a des bêtes ! J’ai soudain une furieuse envie de me gratter. De me gratter la tête, les bras, le corps… Poux, moustiques, araignées… tous m’agressent !
Six shampoings anti-poux et huit lessives plus tard… j’ai le cuir chevelu en feu, mais il n’y a, à priori plus de locataire indésirable sur la tête de mon grand –ni moi, ni mon petit en avions… J’ai tortillé mes cheveux dans tous les sens, je commence à réaliser le ratage de mon expérimentation capillaire, et ça me met d’humeur massacrante !
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lundi 26 juillet 2010
Flash back
J’ai revu récemment une copine de lycée. Que dis-je, non, pas une copine de lycée, ma meilleure amie au lycée, et quelques années après. Jusqu’à ce que la vie nous éloigne, une moitié qui n’apprécie pas l’autre, et vice-versa, de sottes disputes, jalousies, géographie…
Il y a quelques mois, je vois sa photo dans les amies facebook d’une copine dé l’époque. Je la contacte, on décide de se revoir cet été. Et on s’est revues.
Non, elle n’a pas changé. Un peu plus de maturité, des cheveux blancs, quelques pates d’oie, comme moi en fait. Le courant passe immédiatement, comme si on s’était quittées la veille ou presque. Elle a ramené des petits mots qu’on se passait en cours, on rit, on se souvient du passé. Le lycéen, les copains, les profs… Et tu as des nouvelles de Machin ? Et qu’est devenu Truc ? Alors, Elle j’aimerai bien la revoir… Et aussi de plus tard, de l’après lycée, de ces années où on n’a pas réussi à rester amies, car la vie, les vies sont des chiennes différentes.
Mariées, deux enfants, voilà ce que nous sommes devenues. On passe l’après midi à refaire le monde, se raconter nos vies, boucher les trous, essayer de les expliquer, à demi mots. Les enfants, les maris, le boulot, les amours, les emmerdes…
Elle vit dans le sud de la France, moi à la capitale du monde, on se retrouve au centre.
« Passe me voir ! »… Ne nous leurrons pas : je vais rarement dans le sud de la France, et rarement avec assez de temps devant moi pour faire des détours, elle vient rarement à la capitale du monde. Alors à l’été prochain peut être ?
C’est une drôle de sensation. Celle d’avoir le sentiment de connaitre quelqu’un qu’un retrouve après quinze ans, qu’on a envie de retrouver et avec qui on a envie d’être lié comme il y a quinze ans, mais dont on ne fait plus partie de sa vie. Et en ce domaine, tout est à refaire, ou pas.
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