lundi 26 juillet 2010

Flash back


J’ai revu récemment une copine de lycée. Que dis-je, non, pas une copine de lycée, ma meilleure amie au lycée, et quelques années après. Jusqu’à ce que la vie nous éloigne, une moitié qui n’apprécie pas l’autre, et vice-versa, de sottes disputes, jalousies, géographie…

Il y a quelques mois, je vois sa photo dans les amies facebook d’une copine dé l’époque. Je la contacte, on décide de se revoir cet été. Et on s’est revues.

Non, elle n’a pas changé. Un peu plus de maturité, des cheveux blancs, quelques pates d’oie, comme moi en fait. Le courant passe immédiatement, comme si on s’était quittées la veille ou presque. Elle a ramené des petits mots qu’on se passait en cours, on rit, on se souvient du passé. Le lycéen, les copains, les profs… Et tu as des nouvelles de Machin ? Et qu’est devenu Truc ? Alors, Elle j’aimerai bien la revoir… Et aussi de plus tard, de l’après lycée, de ces années où on n’a pas réussi à rester amies, car la vie, les vies sont des chiennes différentes.

Mariées, deux enfants, voilà ce que nous sommes devenues. On passe l’après midi à refaire le monde, se raconter nos vies, boucher les trous, essayer de les expliquer, à demi mots. Les enfants, les maris, le boulot, les amours, les emmerdes…

Elle vit dans le sud de la France, moi à la capitale du monde, on se retrouve au centre.

« Passe me voir ! »… Ne nous leurrons pas : je vais rarement dans le sud de la France, et rarement avec assez de temps devant moi pour faire des détours, elle vient rarement à la capitale du monde. Alors à l’été prochain peut être ?

C’est une drôle de sensation. Celle d’avoir le sentiment de connaitre quelqu’un qu’un retrouve après quinze ans, qu’on a envie de retrouver et avec qui on a envie d’être lié comme il y a quinze ans, mais dont on ne fait plus partie de sa vie. Et en ce domaine, tout est à refaire, ou pas.

dimanche 25 juillet 2010

Expérimentations capillaires


Des jours que mes cheveux deviennent paille. L’huile de Palme de LG ne leur fait plus rien. Le chlore, le soleil, le vent… Ma tignasse n’est plus mon amie.
Des jours que je regarde les grands ciseaux de la cuisine, des jours qu’ils me tentent…
Et si j’allais chez le coiffeur ? Au patelin ? pas question ! Plus loin ? que faire des enfants ? Alors, mon regarde flirt encore avec lez ciseaux…

Il suffirait de bien tirer le tout, bien tenir fermement et donner un coup un seul pas trop près du crane… Pas trop près du crâne, je ne suis pas punie...

Ados, je coupais mes cheveux moi-même… J’avais rarement de petit ami… une coupe trop improbable, trop moderne ? Couper mes cheveux était une sorte d'exhutoire. Parfois réussi, souvent raté.
Fort heureusement, la mode a évolué en matière de coupes. La coupe déstructurée est bien cotée.
Et puis c’est l’été, qui va regarder ?

Alors un matin, je tire la masse bien haut sur la tête, je tiens fermement de la main gauche et coupe hardiment de la droite. Une dizaine de centimètres de paille s’envolent par la fenêtre. Je constate le résultat. Et égalise. Égalise encore… encore et encore…
Le mieux est l’ennemi du bien, j’arrête avant que ce ne soit parfait.

Plus de mèches abimées, mes cheveux ont une deuxième jeunesse. J’ai la coupe de mes quatorze ans ! Et mon petit ami ne peux pas fuir, il a signé en m’épousant…
Il me demande d’ailleurs si j’ai été chez le coiffeur. Non-non… il ne me crois pas, check avec les enfants, non-non…

J’ai des plumes sur la tête, je me sens légère. Mes parents sont arrivés. Et si j’allais pouvoir me reposer ?
(à suivre…)

mercredi 21 juillet 2010

Grosse fatigue

Dix neuf heures… j’ouvre le frigo et contemple l’intérieur archi plein. Qu’est ce que je vais bien pouvoir leur faire à manger ? Inspiratiomètre à zéro, envies nulles. Je suis fatiguée. Pas plus inspirée qu’à l’ouverture du frigo, je referme celui-ci.


Une grande fatigue m’envahi. Je suis lasse.
Lassée ? il n’y a qu’un pas.

Couchée trop tard, levée trop tôt. J’emmène les enfants à la piscine intercommunale. Objectif : c’est cet été qu’ils doivent apprendre à nager. Depuis lundi, un petit groupe de dix enfants suit les consignes du maître nageur. Les mamans, les grand mères (--oh heureux parents !) patientent trois quarts d’heure derrière la vitre. Trois quart d’heure, à peine le temps de faire un aller retour à la maison, est-ce bien la peine d’user le bitume ? A la fin du cours, je nage –patauge, avec eux pendant encore une bonne heure.

Dans l’après midi, ils s’endorment devant un dvd. Je bouquine au soleil, ne dors pas, cumule ma fatigue. Je devrais m’accrocher au rouleau et finir la peinture de la salle de bain ( pas d’été sans travaux à Mes Vieilles Pierres…), mais je préfère faire la méduse de transat, ne m’interrompre que pour m’immerger dans l’eau fraiche, retourner sécher au soleil.

Je suis lasse.

La nuit, le Loir (cf l’an dernier) a repris possession du mur de ma chambre, une stupide chauve souris a passé la moitié de la nuit à se cogner au lustre. Je surf, regarde des podcast, bouquine, ne dors pas.

C’est les vacances… Même mon blog est en vacances.



Finalement ce sera jambon nouilles, ce plat rencontre toujours un vif succès.

A table ! Maintenant tout de suite ! Chez nous la pasta n’attend pas, et elle se mange al dente !

samedi 17 juillet 2010

Vacances, j’oublie tout…

(plus rien à faire du tout, j’m’envoie en l’air, ça c’est super, folie légère… ) –hum

Mes Vieilles Pierres, mon mari, nos enfants, nos amis, encore nos amis, encore et encore d’autres amis, famille, patrie… heu ? C’est que j’ai oublié « travail ».

Levée à l’aube –merci les enfants, je file au bled-d’à-côté chercher le pain et les croissants. J’ai benchmarké les trois fournisseurs de pain du bled pour en déduire qu’au final c’est le plus outsider des trois qui fait les meilleurs croissants. Je suis encore en cours de test pour le pain. Il serait préférable que le « bon pain » soit au même endroit que les « bons croissants »… Mais si toutes fois ce n’est pas le cas, qu’importe…

Les jours s’écoulent dans la paresse d’un transat à une chaise longue. Quelques baignades rafraichissantes interrompues par la gestion du barbuc.

Mon C&T m’a offert une Nespresso pour ma fête : la cuisine en devient un endroit hautement civilisé. Peut être que le breuvage me donnera l’influx nécessaire à l’alignement des mots… (ou pas)

lundi 12 juillet 2010

Vacances d'été

mercredi 7 juillet 2010

Brève de plumard

Elle : Est-ce que j’ai le droit de fantasmer sur quelqu’un d’autre pendant que tu me fais l’amour ?
Lui : Ca dépend de qui.
Elle : et si c’est Brad Pitt ?
Lui : Brad Pitt, tu peux
Elle : Ha.

Elle : c’est parce que c’est quelqu’un de connu ?
Lui : oui
Elle : et si c’est quelqu’un de moins connu ?
Lui : ça dépend
Elle : si c’est le voisin ?
Lui : non, pas le voisin
Elle : ça tombe bien, c'est pas mon genre...

Elle : et si c’est le présentateur du journal du matin ?
Lui : Nicolas Doze ?
Elle : non l’autre le petit un peu chauve…heu, Christophe Bourdin, ou quelque chose comme ça…
Lui : Quoi, il te plait celui-là ?
Elle : ahum
Lui : Lui, non .

...

mardi 6 juillet 2010

Le soufflé

C’est comme si toute cette suractivité des semaines passées était retombée comme un soufflé. J’ai eu du mal à convaincre les enfants d’aller s’occuper dans leur chambre. La chaleur, la fatigue cumulée les affale sur le canapé. Télégobant tout ce qui bouge sur le petit (pas si petit en fait) écran. Amorphes.

Allez, les garçons, montez donc jouer dans votre chambre… Montez et laissez moi un peu de calme, oubliez moi deux minutes… que je puisse en profiter pour finir cet article, prendre rendez vous avec le dentiste, appeler le coiffeur, répondre à une copine… glander, web-gober à défaut de télé-gober, juste ne rien faire, boire mon café, manger un carambar –en juif…

Le calme après la tempête, le calme avant la suivante. Si j’étais une personne avec le plus élémentaire sens de l’anticipation, je devrais me jeter à corps perdu dans les placards des enfants, et les nôtres aussi pour ranger trier, classer… préparer les valises, la transhumance approche…

Mais non, je suis amorphe… neurone sans synapse… Je viens de me souvenir de la corbeille de linge à étendre… je l’ai posée au pied de l’escalier il y a deux heures… j’avais juste un petit coup de fil à passer… juste…

lundi 5 juillet 2010

Mais oui , mais oui, l’école est fine !

C’est comme si ma vie était entrée dans le tourbillon du siphon de la douche. Un tourbillon qui entraine tout sur son passage et fini avalé par le trou.

Ainsi mon grand est rentré –qu’il est beau, les spectacles et concerts de fin d’année sont passé aussi. Et puis les derniers rendez vous de l’école, diaporamas, et BBQ, soirées avec les amis, ceux qui partent, ceux qui restent… La chaleur aussi, et les douches de rue sous forme d’orage tropical… et voilà, l’année est finie. Enfin ! Longue, parfois si lente et en même temps j’ai l’impression qu’elle est vite passée. Tout s’accélère toujours à la fin.

Ce matin, grasse mat’ pour tout le monde, sauf pour celui qui bosse. Les enfants traînent devant la télé, je passe quelques coups de fils pour les activités de la rentrée, et puis décide de bouger. « les enfants, on va aller acheter les fournitures pour la rentrée ! » Pas de youpi enthousiaste… mais de quoi elle parle là ? c’est le début des vacances… « allez les garçons, on se bouge ! je vous emmène au Bon Marché ! » --il n’est jamais trop tôt pour les initier aux belles choses… Face à leur manque d’enthousiasme je propose un cadeau à choisir dans le rayon jouets… Miraculeusement, la télé s’éteint, et les méduses de canapé se mettent en route.

Deux cartables, deux classeurs, deux trousses, quelques livres et autant de coloriages plus tard, nous voilà de retour à la maison….mais ce qui les intéresse le plus, ce sont leur montre BenTen…

Bientôt la transhumance… j’en suis impatiente.

vendredi 25 juin 2010

Doutes

- Au fait, Kabo…

Elle avait fait quelques pas dans la rue, puis se ravise et se dirige vers moi d’un pas décidé.

- Oui ?
- Je t’ai trouvée gonflée, lors du Conseil d’école !
- Oui ? [j’ai voté contre une motion portée par elle]
- Déjà, le fait que tu aies voté « contre », mais en plus d’avoir dit que l’on se voyait entre deux portes, je t’ai trouvée gonflée !
- Mais, on se voit « entre deux portes », c’est assez factuel, même là !... [je souris, et elle m’énerve, je souris quand même, ne pas lui monter…]
- Mais on en avait parlé, et si tu avais voulu qu’on en parle d’avantage…
- Effectivement, on en avait parlé comme là, sur le trottoir, entre deux portes… et je t’avais dit que je n’étais pas pour… Je ne savais pas encore si j’allais m’abstenir ou voter contre, mais voilà, j’ai voté.
- Je tenais à te dire que je n’avais pas apprécié ton attitude, voilà, c’est dit !
- Mon vote n’avait rien de personnel, le fait que l’on se voit entre deux portes non plus. Le fait est que malgré nos efforts, nos associations ne travaillent pas ensemble, et que dans les faits, mon association n’a pas été associée à cette motion. Pour le reste, concernant cette réforme, je pense qu’il faut « laisser sa chance au produit »… J’en ai un peu marre de cette attitude typiquement française qui consiste à lever les bras au ciel et refuser systématiquement les modifications quelles qu’elles soient avant même d’en avoir pris connaissance.

Elle se tait, je sais qu’elle pense que j’ai raison, elle porte des revendications auxquelles elle n’adhère pas toujours, mais elle ne le reconnaitra pas. Alors je deviens limite doucereuse :

- Moi aussi je l’ai trouvé dur ce conseil d’école. Je n’ai pas apprécié non plus les remarques de l’enseignante qui a dénigré les associations de parents d’élèves, même si elles t’étaient adressées, ni celles de l’académie me demandant si j’avais pris connaissance de la réforme en cours… mais rien de tout ça n’est personnel… et si je t’ai blessée, j’en suis sincèrement désolée, vraiment, ce n’était pas du tout mon intention…
- OK, me dit-elle, je comprends, mais je voulais te le dire…
- Voilà qui est dit !

Elle file. Je rentre.

Ai-je été si dure à cette réunion ? Mon intention n’est pas de blesser. Jamais. Mais doit-on se laisser écraser sous prétexte que l’affirmation de soi puisse blesser autrui ?

Ce matin, je demande à la directrice si elle m’a trouvée virulente. Je demande aussi au président de l’association si je n’ai pas commis d’impair en ne pas m’abstenant. Point du tout. Alors, je poursuis ma route. J’affirme mes idées, je souris.

En plus c’est vendredi ! [youpiii ! ceux qui savent, savent pourquoi ;o)]

jeudi 24 juin 2010

Et si j’allais au ciné ?

Je suis incapable d’aller au cinéma toute seule, c’est encore pire que d’aller au restau toute seule. AU restau, au pire, avec un bon livre, on ne se sent pas seule. Au ciné, l’attente seule (sous la pluie) (pour peu qu’il pleuve, bien sûr) est glauquissime. Et que dire de la sortie : on n’a personne avec qui commenter le film à chaud, triste.

Je voulais cependant aller au ciné. Voir un film que mon cher et tendre ne viendra certainement pas voir avec moi. Mais je tourne en rond comme une âme en peine. Je prends ma voiture et me conduit à Paris. J’hésite : Rive Gauche ou Grands Magasins ? J’hésite et change de direction. Pour finalement me dire qu’au final, j’ai pas super envie d ‘aller trainer dans les magasins. Sur le chemin du retour, je me souviens de cette envie d’aller au ciné. Une fois devant, garée, je regarde l’heure des séances. Mais je ne suis pas motivée, je reviendrai un autre jour, si le film passe encore, si non tant pis.

Je fais un tour dans le centre commercial, puisque je suis là. J’essaye une paire de chaussures convoitées, ne les trouve pas si top que ce que je pensais, en fait part au vendeur –qui a une tête qui ne me revient pas. J’ai à peine fait quelques pas vers un autre rayon, que je me dis que finalement elles sont pas mal ces pompes… Voilà, je suis frustrée.

Je me dis que finalement, je peux toujours aller les chercher avant de passer à l’école…

L’école… Voilà le fond du problème. Mon grand me manque. Alors je cherche à compenser… J’ai passé deux jours à bouffer tout ce qui me tombe sous la main. Il faudrait peut être que je passe à quelque chose de moins néfaste pour ma santé… des Shoes ? Ou un ciné ?

Un petit café pour la suite ?

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