mercredi 16 septembre 2009

Dirty Dancing, le grand retour du mercrethon et des ventes presses

Encore une part de mon adolescence qui part en fumée.
Cette fois-ci, c’est Patrick Swayze qui emporte sa part. Dirty Dancing, Ghost, Point Break (l’histoire des surffeurs…) et la Cité de la Joie, entre autres ? (touchée au delà des mots par ce dernier opus) Encore un dont je ne garderai en tête que l’image souriante et le corps de rêve. Celle du défunt mari de Demi More, et ce torse planche anatomique qui dansait avec Jennifer Grey dans Dirty Dancing, l’un de mes films cultes de gamine. [soupir] [soupir]...
Bon, le mercrethon : Allez, avouez qu’il vous a manqué celui là ! Levée, préparer le pic nique, poney du Petit, poney du Grand (avec un peu de chance, on selle les deux poneys qui ne sont pas prêts, mais on aime ça !). On regarde le Petit la première demi-heure, on regarde le Grand la deuxième. On croise les doigts pour ne pas partir en ballade, car dans ce cas, il faut les accompagner, et la monture du Petit, dans ce cas, c’est moi… Puis on embarque tout son petit monde pour déjeuner chez une copine munie d’un grand jardin (oui, on va éviter le premier mercrethon-boxon à la maison).
Pour cette fois ci, le mercrethon s’arrête là. Mais dès prochainement, le Petit reprend le théâtre l’après midi, et je compte bien mettre le Grand à la piscine pendant ce temps là… Comme si je ne pouvais pas m’en tenir à deux activités (la même en plus cette année)… Non, quatre c’est mieux…
Enfin, ce soir, une nouvelle réjouissante dans la boite aux lettres : deux invites pour les ventes presses Chloé. Je crois que c’est bien l’une des seules choses qui réjouissent ma journée…

lundi 14 septembre 2009

Sac : l’union sacrée.

Je rebondis sur le commentaire de Damien qui se demandait : «Pourquoi les femmes (et leurs ados de filles) aiment-elles tant les sacs? Qu'y a t-il de si extraordinaire dans un sac (à main)? Quant aux ados, on sait quand ça commence, mais on ne sait plus vraiment quand ça finit. » Pourquoi les sacs femmes aiment-elles les sacs ? Alors, première constatation, mon cher Damien, toutes les femmes n’aiment pas « les sacs », j’en connais qui s’en tapent comme de leur premier t-shirt. Mais pour ne rien vous cacher, je ne connais pas bien ce genre de femmes, je ne les fréquente pas, ou presque… manque d’affinités ? lol Cela dit, je crois que toutes les femmes aiment « leur sac ». La durée de vie de celui-ci est variable d‘une femme à l’autre. Il y a celles qui gardent le leur, jusqu’à sa périclitassion, et le remplacent à regret après avoir repoussé les limites du sac jusqu’à la lie… Je pense à ma mère, qui tombe amoureuse d’un sac une fois par décennie, et le porte jusqu’à son évaporation… A ma belle-mère aussi… Comme quoi, l’addiction aux sacs au lieu de l ’amour de celui-ci, serait une question générationnelle, liée à la sur consommation sur communicative ? Pure extrapolation… En écrivant la petite question là-dessus, j’ai d’abord tapé : « Pourquoi les sacs aiment-elles les sacs ? ». En relisant, j’ai corrigé, mais j’ai volontairement laissé le lapsus… Car voilà, elle est là l’explication : une femme est son sac. Du moins, le sac reflète ce qu’elle voudrait être… Et la communication des marques l’à bien compris. Comment ne pas s’identifier se fantasmer en Kate serrant son Muse II devant la vitrine de Saint Laurent ? Ou à Gwyneth et son Todd, classicisme, allure à la Grace Kelly ? Voire aux starlettes des magasines qui parlent à ce que l’on voudrait refléter (en rêve, ou en cauchemar) ? Pour ma part, ce sont les photos mode d’une bloggeuse (désolée, je ne me souviens plus de laquelle) qui m’a rendu le Paraty obsédant au point de me mener inconsciemment jusqu’à faire mon shopping avec Lindsay Lohan… et repartir avec « mon » Paraty ! Le sac et la mère : Psychologiquement parlant, le sac est le symbole de l’identification à la mère. On y transporte la moitié de sa maison, dans son oversized Bag, ou le strict minimum dans sa pochette… Alors au lieu de vous demander « comment ca va avec votre mère ? », jetez un œil à votre sac fétiche du moment. Enorme ? Un manque à combler, besoin de vous rassurer en transportant la moitié de votre vie quitte à risquer la scoliose… Riquiqui ? Heu… le stricte nécessaire à avoir sur soi, mais pas sûr que vos relations avec votre génitrice soient pour autant des plus équilibrées… Je laisse toute fois ce débat ouvert, je manque de temps (et de motivation ? merci maman ?) pour approfondir mes recherches sur le sujet… Le sac des ados : Le cas des ados, est un cas typique d’identification. Avoir un sac « de femme » fait de la jeune fille une adulte. Il est de plus objet de frime et de convoitise. Avoir un sac « cher » et/ou rare case l’ado dans la catégorie de celles qui suivent la tendance, et qui ont trop de la chance d’avoir le sac qui tue sa race. Le sac marque l’appartenance à la caste. Et tant pis si elles ont toutes le même, à la couleur près… J’hallucine régulièrement de voir devant certains lycées, ou facs des jeunes filles utilisant un sac à main en lieu et place de « cartable », chargeant leur sac de mille dossiers, et autres livres, y mettant trousses et stylos encre qui fuient, stylos bille qui marquent… Drôle d’époque. L’épineux cas des Bagaholics : Au début des années deux mille, vers deux mille quatre, cinq, on a vu une nouvelle génération de shoppeuses apparaitre : les folles de sacs, des femmes capables de claquer un Smic, ou deux dans un sac. Et ce, sans aucune vergogne. La grande période des it-bags, souvenez vous : Le Balenciaga Motorcycle, renommé City, le Dior Gaucho, le Paddy de Chloé, le Fendi Spy. Notez le « le » face au nom de chaque modèle. Ces sacs fabriqués au compte goutte, étaient convoités, jalousés, hystérisant les unes, anéantissant les autres. Je me souviens du mari d’une amie harcelant la vendeuse du Printemps pour qu’elle lui « réserve le motorcycle en noir, dès réception des deux ou trois exemplaires attendus » pour sa femme chérie. Les listes d’attentes étaient interminables, seules les heureuses initiées avaient les modèles en priorité. Je me souviens d’un courrier de Dior me proposant de réserver « mon » Gaucho dès avant même sa mise en boutique… Oui, bien sûr, j’avais craqué… L’un des rares modèles que je ne regrette pas. Les it-bags étaient à l’époque un délit d’initiée. Puis, il y a eu les contrefaçons. On voyait sur ebay des dizaines de sacs en rupture de stock partout, mais en vente aux enchères à des prix bien plus chers que ceux exorbitants déjà pratiqués en boutique, et qui se vendaient !… Puis, les marques ont compris qu’il valait mieux les vendre, leurs sacs… alors il y en a eu… partout ! Et au final, fake ou authentique, tout le monde a eu son it-bag au bras, à chaque coin de rue, de Saint germain à Sarcelles, de Versailles à Palavas… toutes les femmes se sont identifiées aux it-girls et autres starlettes. Et c’est devenu ringard. Game over. Les nouvelles initiées : Le glas du it-bag ayant sonné avec la prolifération honteuse de celui-ci (oui, un nouvel it-bag par mois, il n’y a pas de banquier qui y résiste, sauf celui de Madame de Rothschild, qui n’est pas Madame tout le monde.) La femme modeuse se tourne alors vers des marques plus confidentielles, moins chères, plus créatives (quoi que… en constante augmentation, pas bêtes les créateurs !).
Buzz autour de Jérôme Dreyfuss (soupir…), Velventine, Brontibay…
On aime les cuirs lavés, les clous chez Zadig, les paillettes reviennent chez Vanessa Bruno… Exit le sac à 2000€, nous sommes passés à l’ère des sacs à 400€… sauf que maintenant, il y en a cinq qui nous font envie…
Mais l’envie de multiplier les sacs, n’a rien avoir avec l’amour que l’on porte à celui-ci. Ce n’est plus un problème d’aimer les sacs en général, ou son sac en particulier, il s’agit d’aimer l’accumulation, la possession de ce qu’il faut(?) avoir… Un tout autre débat qui rejoint la perversion de l’acheteuse compulsive en quête de plaisir(s) – mais c’est un tout autre débat, bien sûr. Allez pour finir cette note casse-gueule, trop vaste, et pas assez précise, je vide mon sac (du moment)...
(j'ai juste omis de vider les nombreux papiers, bonbons, notes, ficelles et autres bouts de chiffons qui se cumulent je ne sais comment au fond de mon sac... chuuutttt...)

vendredi 11 septembre 2009

Lol

Hier soir on a vu LOL. Le film. Avec Sophie Marceau dans le rôle de la mère. Quatrième volet du film qui a construit mon adolescence, oui, la Boum. La Boum 1, La Boum 2, l’étudiante, et voilà Sophie Marceau devenue maman d’une ado. Lol !
Comment ca, ca fait un an qu’il est sorti ? Oui, bon d’accord, sauf que nous au ciné, on n’y va que pour les films en 3D, les autres on les regarde bien après tout le monde en VOD.
Donc hier soir, on a vu LOL (et on n’a pas regretté de ne pas avoir dépensé 15 euros en places de ciné, voire 20 euros en Blue Ray !)
Ce que j’en ai retenu ? Essentiellement deux choses : Le Down Town noir et doré de Sophie Marceau que si je le croise, je lui pique (non… je vais plutôt aller le prendre place Saint Sulpice avant que Comptoir des Cotonniers ne rachète tout le pâté de maison – ha vous n’étiez pas au courant ? L’autre jour en passant rue Bonaparte justement, en lieu et place même du YSL Homme, je vois une façade toute blanche avec écrit dessus « prochainement votre magasin Comptoir des Cotonnier ». D’une je ne m’en remets pas, de deux, le quartier devient une annexe du sentier…. Qui c’est qui va devoir apprendre à nager et traverser la Seine pour aller shopper ? Quelle horreur ! Shopper Rive Droite… autant entrer en récession tout de suite !)
Donc, deux chose, disais-je : Le Down Town de Sophie Marceau, et… Devinez ce qu’elle porte Lola, la fille de Sophie ? Un sac Zadig clouté, gris très foncé, le même que celui que ma copine avait l’an dernier en framboise ! (oui, oui, toi qui me lis et qui a mis ton Zadig sous le soleil méridional !)
Allez une troisième chose tout de même, histoire que de mauvaises langues ne disent pas que l’on trouve ici que des notes de mode dignes des innombrables blogs de filles qui eurent envahi la blogoboule à l’aube des années deux mille… Une troisième chose donc m’a interpellée : on va avoir du pain sur la planche quand nos garçons seront ados, on a pas fini d’en voir … le bazar dans les chambres, les pleurs à l’école, les Gormitis, les mercrethons… c’est de la gnognotte. Nous mangeons notre pain blanc.
Pas d’étude sociologique, en ce jour, qui veut que l’on nous montre comme exemple type de nos ados, une jeune fille à peine post pubère portant pour ses cours, un sac de femme qui coute plus de 400€. De mon temps, on avait un sac US chiné aux puces à maxi 50 francs… Lol !

jeudi 10 septembre 2009

Grippe A

Y’a un truc qui m’étonne. Juste là, je viens d’y penser…
Comment ça se fait qu’avec la prolifération de la grippe dont les journaux ne manquent pas de nous rabattre les yeux et les oreilles, il n’y a pas un seul récit de malades sur les blogs ?
Google étant mon ami, je n’ai trouvé que le cas de la stagiaire du Figaro… Si non, tous les autres résultats parles de personnes ayant contracté un vulgaire influenza, même pas récent.
« Bin, moi quand j’aurai la grippe, je bloguerai tous les jours ! » - Faut-il encore que tu en aies les moyens… - Ha… oui… heu… (pragmatique mon cher et tendre…)
Donc vous voilà prévenus, si je ne blogue pas, c’est que j’ai la grippe.
Sachez-le.

mercredi 9 septembre 2009

Comment bien se pourrir un mercredi.

1- Se réveiller à 5heures du mat ‘, faire un câlin, se faire interrompre par le cauchemar du Petit. Descendre donc à moitié nue pour lui caresser la tête pendant un quart d’heure. 2- Se rendormir, finalement. Se faire réveiller par les hurlements sangloteurs du Grand que le Petit a réveillé. 3- Se faire violence, se lever, se brosser les dents avec sa crème pour les mains (mais qu’est ce qu’elle fait sur le rebord du lavabo celle là ?) 4- Sauter dans son jean, penser à reseter le pèse-personne, monter dessus, faire la gueule. 5- Régler une sordide histoire de Gormitis, se voir refuser un bisou par le Petit. 6- Régler une non moins sordide histoire de t-shirt (et dire qu’il y en a qui courent nus sur les plages… ou dans les bidonvilles) 7- Descendre petit déjeuner. A défaut de madeleine, manger des biscuits soja-figue. 8- Regarder son cher et tendre essayer de régler un problème de lait et de céréales du Petit. 9- Regarder son cher et tendre éviter le caprice du Petit 10- Regarder son cher et tendre s’embourber dans le caprice (c’est comme si le Petit avait une baguette magique, et que tel Harry Potter, il la tournait pour enrouler ses parents autour. Puis, le secouant d’un coup sec, nous renvoyait à la face toute notre culpabilité de parents soucieux de toujours bien faire… ) 11- Dire stop à la dictature de la baguette magique, on est pas chez Harry Potter non plus ! (en vrai, j’ai dit the F-word…) 12- Regarder mon cher et tendre monter Le Petit Hurlant dans sa chambre pour qu’il se calme. 13- Entendre le Petit hurler dans sa chambre, distinguer une vague « j’ai faim », entendre son père répondre « ton petit déjeuner est servi en bas, tu descendras quant tu te seras calmé » 14- Dire au revoir à son cher et tendre, lui souhaiter une bonne journée. 15- Entendre le Petit hurler qu’il a faim, hurler tout court, se demander ce qu’en pensent les voisins, fermer la fenêtre au cas où il y en aurait qui dormiraient encore. 16- Reprendre un café, toujours sans madeleine. Admirer les Gormitis du grand (enfin, admirer, je me comprends…) 17- Ne plus entendre le Petit, le deviner planqué sur le palier, lui proposer de descendre, entendre la porte de sa chambre calquer, ne pas relever la transgression de la porte qui ne doit pas claquer dans cette maison Bordel de Merde ! 18- Rester Zen. 19- Commencer à écrire ce billet. 20- Signaler à son cher et tendre par Msn que son fils est toujours en boucle… 21- Poster ce billet, hésiter à monter, finalement monter voir le Petit, lui faire un calin, passer à autre chose… Vivement le retour du mercrethon !

mardi 8 septembre 2009

Les goujats, le Grand et le vidage de tête chez le coiffeur

J’ai l’habitude des goujats. Tomber sur eux est ma grande spécialité. Je voudrais qu’à ma mort on m’autopsie, je suis sûre que je contiens quelque part un aimant à goujats implanté à la base de la nuque, surement par des extraterrestres. Ce matin, ce sont les pleurs du Petit qui m’on réveillée. Il ne voulait pas mettre le T-shirt que lui proposait son père. Huit heures ! J’ai dû me rendormir après mon réveil somnambulesque de cinq heures du matin… Je m’habille, telle une automate, et descend négocier le T-shirt avec le Petit. En vain. Quel caractère de cochon ! Quelle personnalité. « Tant pis, tu veux aller à l’école avec ce truc tout pourri, tant pis, c’est ton problème, allez, viens petit déjeuner, ce matin, c’est papa qui vous emmène à l’école ». Il a été convenu avec la maîtresse du Petit qu’on essayerai un jour que ce soit papa qui le dépose à l’école, car le premier jour, il n’a pas fait de comédie avec la figure autoritaire du père. – Tu parles, ma cocotte, que ce soit son père ou moi, il nous mène par le bout du nez… mais essayons, essayons… Le Petit sanglote le nez sur la table, son père me fait remarquer « mais comment va-t-il à l’école avec ce T-shirt ? et un jeans ? il va faire 30°… » Un peu excédée, je remonte chercher T-shirt et short… Et change le Petit toujours en larmes. « Allez mon Loup, tu es très beau comme ca… tu manges un petit peu ? » Vingt minutes plus tard, les enfants ont mangé, le Petit fait du boudin, le Grand admire son Classeur « Petit Nicolas », leur papa, dépile des tonnes de mails… « Bon, bin, le Grand, tu le dépose dans la cours, et tu n’oublies pas la cantine. La feuille est sur la porte à droite… - ha mais tu ne viens pas ? - heu… non ? Il faudrait ? - bon comme tu veux… -son visage se ferme, et y’a un stylo ? ou il faut en prendre un ? - heu… (comment dire ? la seule fois où j’ai dû marquer la cantine sur cette feuille, j’ai oublié et ai dû téléphoner à l’école dans la matinée…) Au moment de partir, le Petit a miraculeusement retrouvé le sourire. Par contre, c’est le Grand qui fait preuve d’inertie. Il est contrarié. Alors il ne bouge pas. Un plomb. Alors, je m’énerve. Quand c’est pas l’un c’est l’autre. Je craque. Je mets tout le monde à la porte et je file chez le coiffeur, il faut au moins ca pour me changer les idées, ces mômes auront ma peau. Alors que je pars, mon homme arrive… « alors ?.... » - bin quoi, « alors ? » - Il a pleuré ? - bin non, je lui ai dit « au revoir » et il m’a répondu « au revoir papa » et je suis parti - et il t’as pas poursuivi dans le couloir ? - non ! - ok Ok. –penser à acheter la corde pour me pendre.

lundi 7 septembre 2009

L’exorciste, le Petit et le lapin de Russie

(Aujourd'hui, billet fourre-tout, soyez-en prévenus. Aujourd'hui, lundi, c'est comme à la maison, on se tappe les restes du week end)
Il parait qu’une histoire n’existe que si on l’écrit… Il parait aussi, que le mieux à faire en cas d’histoires, c’est de les coucher par écrit. Ensuite, une fois couchées, elles se détendent, jusqu’à devenir toutes molles, et finissent par s’endormir. Pour cent ans. J’ai dans mes bagages, un certain nombre d’histoires qui ne demandent qu’à être couchées. Pour être exorcisées… … Ca ne sort pas. Rien ne sort. Mes histoires ne sont pas encore assez mures pour sortir.
Ce matin, j’ai déposé les enfants à l’école. Premier lundi d’une longue litanie. Le Grand file dans la cours après m’avoir serrée contre lui. J’accompagne le Petit dans sa classe, dit bonjour à la maîtresse, lui fait un bisou, en quémande un –garant de ma bonne journée à venir, et assez contente de moi, sors de la classe en lançant un vague « à tout à l’heure mon chéri ! ».
Cinq pas. Je n’ai pas eu le temps de faire plus de cinq pas avant de sentir un poids accroché à mes jambes : « Mamannn ! Je veux pas rester à l’école, câlin, câlin… » Le petit s’est sauvé de sa classe. Je prends une profonde inspiration, presque un soupir, le prends dans mes bras : « mais c’est que ca ne va pas être possible mon loulou… tu vas devoir rester à l’école, car aujourd’hui il y a école… ». Nous re-rentrons dans la classe et allons nous assoir à la pate à modeler… Ou, devrais-je dire : je rentre dans la classe et vais m’asseoir à la pate à modeler. Car mon Petit est complètement greffé à moi. J’ai une proéminence qui tient toute seule sur tout le devant du corps. Je suis enceinte de l’extérieur.
L’atelier pate à modeler ne le séduit pas. Toujours enceinte, je vais m’assoir au coin livres où je perçois un copain. Là je réussis à le dégreffer de moi. Le temps de lire une vague histoire russe de lapin qui se fait piquer sa maison par un renard et qui n’arrive pas à l’en déloger… Tous les animaux s’y mettent, en vain. Seul le coq, armé d’une faucille réussi à faire partir le renard… Message ? A vrai dire je n’y ai pas prêté attention sur le coup. En donnant le livre à la maitresse, elle me précise que c’est un ancien livre russe. Et là, en écrivant l’histoire, mon neurone synapse et je fais le rapprochement : Faucille/Russe. (-penser demain à regarder s’il n’est pas question d’un marteau aussi…)
Et le Petit dans tout ca ? Mené au bout ! Comme dans une partie de Tarot bien jouée… Finalement après avoir discuté dix minutes avec la maitresse, le Petit est à terre, sur ses pieds. Ses doigts se sont légèrement décrispés des miens. Sournoisement, j’ai fait signe à la maitresse qui me dit « allez, les mamans, il faut y aller… », elle prend le Petit dans ses bras, je lui envoie un baiser qui vole, et me sauve en fermant la porte derrière moi. Dans le couloir j’entends ses cris : « ma-mannn, maaa-mannnn… ». Je cours presque dans le couloir, sors de l’école, me cache derrière l’arbre. Je suis en vrac.
Sur le chemin du retour, toujours les mêmes questions… Ai-je tord ou raison ? Et si j’ai tord, comment aurai-je pu avoir raison ?
Etre mère, c’est porter un boulet.

vendredi 4 septembre 2009

Rentrés !

Puis-je, deux minutes faire ma mère indigne ?
Celle qui trop heureuse de déposer ses enfants à l’école ce matin a filé à la capitale du monde avec sa génitrice, encore plus victime que fashion afin d’arpenter un quartier de haute perdition… Ce matin, rentrée de la victime au Temple de la mode… et mise à jour de la must-have-list de l’automne … Un legging en cuir s’impose… seul mon cœur balance entre celui de Sandro, ou celui de Zadig… à moins que je ne me rabatte sur celui de Pimkie dont le prix est certainement plus en accord avec la durée de cette mode Lara Croftienne… Et puis des bottes, des cuissardes. Et peut être des motardes, aussi (qui a dit que j’en avais déjà au moins deux paires ?), et un truc à paillettes, ou a sequins…
Dans le temple de la perdition (Le Bon Marché, bien sûr, pour ceux qui ne suivent pas) J’ai l’estomac noué. Deux mois à la campagne, et voilà que tout me fait envie… !
Bilan ? très positif quand même. Surtout pour mon banquier. Car seule maman a fait fonctionner le commerce. Pour ma part, je repère, je réfléchis, je réfléchis, je réfléchis… et la plupart du temps, mes envies restent au simple état de réflexion. Je retournerai faire un tour au Temple la semaine prochaine, en solo. Car pour moi, le shopping reste un plaisir qui ne se partage pas.
A part ca, les enfants sont bien rentrés. (Quelle phrase stupide, comme si on pouvait « mal » rentrer. Ca ne veut rien dire !). Le Grand a la maîtresse que je voulais et a les camarades qui me plaisent… Je sais, ca fait très Général Sud-Américain de dire ça, mais toutes les fréquentations ne sont pas équivalentes… Même à cinq ans. Quant au Petit, il est dans une classe bi-niveau, avec aucun de ses copains…
Auraient-ils isolé l’élément perturbateur ? Ca y ressemble, c’est pas moi qui vais m’en plaindre.

jeudi 3 septembre 2009

Petits sauvages

Je voudrais que quelqu’un m’explique pour quelle raison mystérieuse le Petit a décidé de faire pipi partout.
Et quand je dis partout, c’est vraiment par tout.
A l’instant, excédée par leurs cris hystériques, je monte constater les dégâts de la joie. Entropie maximale dans les chambres des enfants. Pas d’enfants en vue… Je débusque par la ruse les larrons planqués derrière le canapé de la chambre du Petit. « Les garçons, sortez de là derrière, de toutes façons, je sais que vous être là… » (mon œil). Le Grand s’extirpe le premier déguisé en Spiderman, en l’envoyant dans sa chambre, je note une grande tache mouillée sur ses fesses… Interrogative, il me rétorque que c’est le Petit qui lui a fait pipi dessus ! Je hurle ma surprise et mon indignation. Apparait alors le Petit tout nu de derrière le canapé. Fessée. De toute façon, il est déjà cul-nu. Je suis à l’encontre de tous mes principes. Tant pis.
Non, mais que quelqu’un m’explique ! Je signale quand même l’existence de 3 (trois) toilettes en parfait état de fonctionnement à la maison (papier toilette assorti au carrelage et chasse d’eau comprise), ainsi que de 2 (deux) arbres dans le jardin. De façon subsidiaire, il existe également une litière pour le chat à la cave…
Monsieur Freud ? Lacan, Nietzche ? Qu’ai-je loupé dans mon rôle de mère pour avoir un petit qui marque son territoire tel un chiot mal dressé ?
Définitivement, je déteste le retour des vacances... Et la rentrée. (pourvu que le Petit ne décide pas de faire pipi contre une table ou une chaise de sa classe, ni sur un arbre dans la cours de récré…)

mercredi 2 septembre 2009

Le stress du hérisson

C’est comme si d’un coup le neurone s’était mis en route. Brutalement, comme réveillé en sursaut. C’est comme si avec la chute des températures tous mes piquants ramollis s’étaient soudain redressés. C’est comme si la réalité me sautait à la face. D’un coup.
Mon tendre amour est venu nous rejoindre. Est venu nous chercher devrais-je dire. Retour imminent.
Entre deux phrases, je fais ma valise. Je trie. Je range… Ca, ca reste, ca, ca repart… tiens, j’avais pris ca, et j’ai jamais mis… Mais où avais-je la tête pour prendre ce petit haut à paillettes ? Certainement pas à la réalité des choses d’ici…
En trois mots bien sentis il m’a remis sur les rails du quotidien : épidémie de grippe, rentrée des classes, frigo vide-courses à faire…
Après une nuit câline, telle une automate, je me lève, rassemble les derniers vestiges des vacances.
La voiture se charge, dernier tour de la maison. Je ferme les portes les unes après les autres. Jusqu’à la prochaine fois.
Dans la cuisine, Loreleï a débranché le frigo et préparé un panier victuailles… « Vous n’en trouverez pas des comme ca à Paris », me dit-elle en ouvrant la boite à œufs. « Ceux-ci sont de ce matin » ajoute-elle toute fière de ses poules… « et puis je vous ai mis des tomates du jardin, et n’oubliez pas les griottes à l’eau de vie, elles seront bientôt bonnes, et puis je vous ai mis quelques légumes pour les petits… ». Elle babille pour se donner une contenance. Elle a autant les boules que moi. Sauf que moi, les boules, ca m’anéanti, elle ca la suractive…
« On reviendra bientôt Loreleï… Prenez bien soin de vous (et de la maison hein !) » - Et soyez prudents sur la route, hein, il parait qu’ils ont mis des radars partout en montant sur Clermont… Et ils annoncent la pluie… N’oubliez pas de me textoter (oui, c’est comme ca qu’elle dit Loreleï) en arrivant… Allez les petits, venez donc me faire un bisou, et soyez bien sage dans la voiture… - Ne vous inquiétez pas Loreleï, je vous préviens dès qu’on arrive… Elle est pire que ma mère… Ma mère elle est déjà dans l’autre voiture (oui, chez les Kabo, il faut deux monospaces pour rentrer de vacances…). Elle est triste mais ne l’exprime pas. Aussi coincée que moi, nos piquants passent pour de l’indifférence. Douloureuse incompréhension.
La route a défilé, avalée sous un rideau de pluie ne laissant parfois que deviner les lignes blanches. La kabomobile a fendu les flots, défié les radars, doublé les camions, jusqu’à la civilisation. (Civilisation ?)
Ma maison de ville me semble petite, étroite, sans perspective. Le jardin ( ?) a souffert de la chaleur. Tout ce que j’avais planté au printemps a séché. Tant pis…
Les enfants se sont précipités dans leurs chambres, sortis les jouets. Mon tendre et doux a déballé sa nouvelle télécommande multifonctions (je vais encore devoir passer un CAP pour réussir à allumer la télé…). Quant à moi, je me plonge dans un livre juste reçu… J’ai encore besoin d’ailleurs, la rentrée n’a pas sonné… Sursis.

Un petit café pour la suite ?

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